Douceur…

« Pas trop vite, ni trop lent, sois à l’écoute de ta propre MESURE! »

Selon la définition du dictionnaire l’internaute, l’expression « fait sur mesure » est utilisée pour illustrer quelque chose qui est conçu de façon personnalisée, pour convenir à une seule personne.

Je vous présente ici un tableau qui a vu le jour à la suite d’un rêve fait la nuit de Pâques, dans lequel la phrase ci-haut mentionnée s’est inscrite avec insistance. Le léporidé (terme regroupant lièvres et lapins) annonçait la fonte des neiges : une renaissance après les longs mois d’hiver. Animal lunaire associé au Nord, le lièvre arctique, à l’aube du printemps, nous invite à comprendre les influences de la lune et du soleil sur notre cycle biologique. Il nous incite à rééquilibrer nos périodes d’inaction (sommeil) et de mouvement (éveil) en préparation à l’été qui s’en vient. Avec les journées qui s’allongent et la température qui se réchauffe, il nous inspire à explorer de nouveaux pas de danse avec l’ombre et la lumière!

L’observation honnête de nous-mêmes au début d’un nouveau cycle nous aidera à poser les actions justes dans les temps à venir. C’est ainsi que nous trouvons notre propre cadence saisonnière. Pour les uns, elle sera saccadée, pour les autres, elle sera constante. Pour les uns, elle sera rapide, pour les autres, elle sera plus lente.

"Softness (Douceur)" Techniques mixtes avec fourrure de lapin 24 X 18 po 2016 300$ CA

« Softness (Douceur) »
Techniques mixtes avec fourrure de lapin
24 X 18 po
2016

Dans le rêve qui a précédé la création de ce tableau, la phrase rappelant la nécessité du « sur mesure » mettait en garde contre le réflexe peut-être désuet de « faire comme tout le monde » ou « faire comme on a toujours fait » sans se poser la question à savoir si cela est encore pertinent dans le présent.

« Aujourd’hui n’est plus hier et pas encore demain… »

Lapereau - copyright sepia2

Il ne s’agit pas ici de nous adapter à ce que propose la société ou l’entourage, ni de nous comparer… mais bien de nous tourner vers l’intérieur de nous-mêmes pour revisiter nos croyances. Un arrêt, si bref soit-il, nous offre l’opportunité de nous actualiser et de laisser aller ce qui ne sert plus à notre dessein. Dans cet état de conscience, en quittant le mode « pilote automatique », nous pouvons nous demander ce dont notre corps et notre cœur ont besoin aujourd’hui. Nous le savons, et la météo nous le prouve sans cesse: les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas!

« Alors cette année, je marche, je saute, je trotte ou je cours mon printemps? »

« Qu’est-ce qui veut naître?« 

La grande oreille du lièvre appelle à l’écoute de soi et à prendre conscience de son environnement. Avec sa fourrure véritable de lapin, ce tableau nous invite à nous traiter avec douceur et bienveillance pendant les moments de transition. Au début de chaque saison, il nous guidera dans cet exercice. À l’image du lièvre qui fige avant de détaler, il rappellera à celui ou celle qu’il accompagne, l’importance de s’arrêter périodiquement pour ensuite faire de grands bonds dans la bonne direction.

© Hélène Gagnon, Tous droits réservés

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